Le «rapport Pochard» remis au Ministre de l’Éducation Nationale, M. Xavier Darcos propose de renforcer le « projet éducatif » de chaque établissement et par là même le rôle du chef d’établissement qui deviendrait plus déterminant dans l’évolution et la performance du collège ou du lycée.
Le système actuel ne permet pas au chef d’établissement de constituer une « équipe pédagogique » . Son rôle est purement administratif: il règle les problèmes (fort nombreux) d’intendance, recrute les élèves, donne une note administrative au corps enseignant mais n’a aucune action pédagogique réelle ; sauf, dans des zones difficiles où depuis plusieurs années, il est l’animateur (voire « l’âme ») de son établissement : il propose des objectifs collégiaux, encourage les initiatives personnelles et collectives afin d’être au plus près des élèves et de leurs difficultés et d’y apporter remède.
Le nouveau plan permettrait d’étendre cette « expérimentation » à tous les établissements. Le proviseur (ou principal) deviendrait le chef d’orchestre de son établissement ce qui renforcerait son autorité sur les professeurs.
En effet, actuellement, l’évaluation des professeurs se fait à deux niveaux : 40% par une note administrative (pour la présence, les retards etc.) donnée par le proviseur et 60% par une note pédagogique donnée par l’inspecteur d’académie qui prend plus en compte le rang de sortie au concours (CAPES ou agrégation) et l’ancienneté que l’efficacité de l’enseignement en pratique.
L'objet de cette réforme ne vise pas à supprimer le contrôle du rectorat mais à orienter le dispositif un travail plus collégial qui permettrait –sans doute- aux jeunes professeurs une meilleure intégration.