Notre Ministre veut amorcer un débat au sujet d'une réforme du Bac. Une question avait déjà été posée, il y a quelques mois : fallait-il supprimer l'examen de fin d'année et le remplacer par un contrôle continu des connaissances ? Fausse bonne idée car la suppression de l'examen semble antidémocratique : chaque lycée donnera le Bac en fonction du niveau de ses élèves. D'où cette question : un Bac obtenu dans un quartier sensible aura-t-il la même valeur qu'un Bac obtenu à Louis-Le-Grand ?
Cet automne, M. Darcos s'interroge sur la mise en place d'un Bac unique validant un socle de connaissances communes déterminant un niveau d'études secondaires; auxquelles on adjoint des spécialités afin que chaque élève acquiert sa spécificité (littéraire, économiste,scientifique...). Certes, le Bac actuel est un vrai casse-tête, morcelé entre les filières générales, technologiques, professionnelles et dans chaque filière, les diverses options possibles, sans compter le nombre de langues diverses et variées que les élèves peuvent passer ! Il arrive qu'un examinateur d'une langue « exotique » soit convoqué pour faire passer l'oral à un unique élève ! sans compter que les classes de ces enseignements particuliers sont largement en sous-effectif; la gestion de ce système complexe a un coût pharaonique.
Il y a sans doute des simplifications à faire et des options à supprimer. Mais l'instauration d'un Bac unique conduirait les élèves à acquérir une culture générale indispensable, il est vrai, mais sans spécialisation dans le Secondaire. Cela impliquerait, donc, que cette spécialisation ne se fera que dans le cadre du Supérieur. N'est-ce pas un peu tard ?